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Last Days of Los Angeles - Film (2011)

Last Days of Los Angeles - Film (2011)

Last Days of Los Angeles - Film (2011)

Film de Mark Atkins Action et science-fiction 1 h 30 min 21 février 2011

En janvier 1942, les forces américaines ont combattu un objet volant non identifié au-dessus de Los Angeles. Aujourd'hui, près de 70 ans plus tard, les envahisseurs aliens sont de retour...

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Le blockbuster World Invasion: Battle Los Angeles vient de sortir en salles, et comme à son habitude, The Asylum, une production mondialement connue pour ses nanars pompés sur des films qui cartonnent, nous sort sa version à 1 million de dollars du film sus-nommé. Mais vu comment World Invasion: Battle Los Angeles était nase, était-il possible de faire pire ? Pas sûr... En 1942, la bataille de Los Angeles eut lieu, et 70 ans plus tard les aliens reviennent pour réduire la Terre en cendres. Un bataillon tentera de se fier un chemin dans une ville dévastée et fera tout son possible pour contrer l'ennemi.

Sortez les kros et la malbouffe, car l'heure d'une bonne partie de rigolade a sonné. Comme à leur habitude les scénaristes de The Asylum nous servent un récit abracadabrant, pour ne pas dire complètement débile, toujours servi par des acteurs has-been ou wannabe. En fait c'est à peu de choses prêt ce que l'on aurait si l'on demandait à Kad et Olivier de nous réaliser un film d'invasion de Space Sodomites. Tout est tellement caricatural, tiré par les cheveux et absurde, que dés les premières minutes le spectateur ne peut s'empêcher de se marrer (qui a crié « Sucker Punch » ?). Un alien agonisant qui ressemble au fils de Brundle-Mouche et d'E.T. qui serait complètement beurré, une nana qui saute d'un pont avec un katana et dégomme un Spaceship (Zack Snyder VS the World), un zinc revenu de 1942 qui déboule dans le ciel, bref un imbroglio jouissivement risible. Visuellement le responsable des effets-spéciaux a enfin mis à jour sa bêta crackée d'After Effects, ainsi que suivi quelques tutoriaux glanés sur Youtube, et même si ça suinte le manque de budget et le bouclage à la va vite, on sent néanmoins une amélioration. Cependant les choses restent assez inégales, oscillant entre des plans relativement corrects (entendez du niveau d'un téléfilm Canadien) et d'autres franchement hideux. On reconnaît également le chef éclairagiste, probablement un employé de boîte à partouze qui fait des heures supp' et fout des néons verts, bleus ou rouges un peu dans toutes les pièces, éléments indispensables à tout bon nanar. Côté acteurs c'est pas super folichon, mais on aura néanmoins plaisir à retrouver Kel Mitchell (le black invisible de Mystery Men, et qui ne gagnera pas ici en visibilité) ainsi qu'admirer la superbe MILF avec son katana (Nia Peeples). Ça nous change du mongoloïde et de la grosse rousse de Mega Piranha.

Bref, Battle of Los Angeles est évidemment un nanar, mais comme à son habitude The Asylum réussit à captiver le spectateur grâce à une histoire tellement conne qu'elle en devient imprévisible. Un film qui ne se prend pas au sérieux, et donc à prendre au second degré, et qui au final réussit à l'emmener plus loin que l'ennuyeux World Invasion: Battle Los Angeles. On sait pas trop comment ils gagnent, je crois avoir compris que c'était en allant à la vitesse de la lumière avec un vaisseau, puis en dégommant un poulpe avec un fusil en plastique de chez Joué Club, mais de toute façon on s'en fout, la prod la première, ne nous offrant même pas d'épilogue, juste un cut et un défilé de générique que personne ne lira. Une perle, et quand on sait que The Asylum prépare Almighty Thor, avec Richard Grieco dans le rôle de Loki, il est difficile de contenir sa joie quant au spectacle couillon qui va nous être proposé — Vivement ! Pour conclure, les amateurs de récits improbables produits avec des fonds de tiroirs en auront pour leur argent. Les autres n'y verront qu'un énième film en lice pour la compétition de la réduction cérébrale. Mention spéciale pour Mark Atkins, réalisateur et le scénariste, qui pourrait faire figure d'icône des campagnes anti-drogues.

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