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No Pain No Gain - Film (2013)

No Pain No Gain - Film (2013)

No Pain No Gain - Film (2013)

Film de Michael Bay Comédie, policier, drame 2 h 09 min 26 avril 2013

Un trio de bodybuilders simplets de Floride décide d'extorquer et kidnapper un riche client, mais cette opération de folie va déraper.

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Vulgaire, beauf, clinquant, sexiste et parfaitement crétin, voici ce qui caractérise le cinéma de Michael Bay, archétype du bon gros ricain sûr de lui, le genre à rouler en 4x4 cheveux aux vents, Ray-Ban au pif et du AC/DC à fond les ballons, le tout en se grattant les parties par intermittence. D'un autre côté, l'aspect totalement puérile et régressif peut charmer une partie des spectateurs souhaitant débrancher leur cerveau après une bonne journée de travail. D'où son relatif succès.

Dernier rejeton en date, "Pain and gain" (transformé en "No pain no gain" par la magie des traducteurs français), résume à lui seul tout l'univers du "cinéaste", objet boursouflé et kitschissime où la connerie semble élevée au rang d'art suprême. Mais c'est justement ce qui fait le charme du film, la bêtise de l'ensemble trouvant enfin une justification, Bay offrant une vision outrancière et effrayante du rêve américain dans toute sa crasse, nous montrant où peut mener la quête ultime du pouvoir et du pognon.

Un discours certes un poil hypocrite de la part d'un gus ayant construit sa carrière sur de la grosse cylindrée, de l'explosion à vous rendre sourd et du string au kilo, mais qui s'avère au final franchement distrayant, Michael Bay assumant totalement la laideur ambiante et se payant une fois de plus un casting en or, allant de Mark Wahlberg à Ed Harris, en passant par Tony Shalhoub et Anthony Mackie. Mais c'est assurément Dwayne Johnson qui tire son épingle du jeu, sorte de grand gamin hypertrophié visiblement ravi d'être là et dont l'innocence du jeu rappellerait presque un certain Schwarzenneger.

Satire aussi crétine, laide, interminable et finalement pertinente de l'american dream, rappelant dans son délire assumé l'incandescent "Domino" de Tony Scott et le joyeusement débile "Hyper tension 2", "Pain and gain" n'est peut-être pas la preuve attendue que Michael Bay ai un semblant de goût. Toutefois, il mérite un minimum le détour, d'autant que ce n'est pas tous les jours que le bonhomme arrive a être cohérent dans sa démarche.

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