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Queen and Country - Film (2014)

Queen and Country - Film (2014)

Queen and Country - Film (2014)

Film de John Boorman Drame 1 h 45 min 20 mai 2014

Amoureux, Bill doit pourtant partir faire son service militaire. Il y rencontre Percy, et ensemble s'en prennent à leur bourreau, le Sergent Major Bradley.

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(...) Bon sang ce que c’est bon de retrouver John Boorman ! Réalisateur et scénariste de ce QUEEN AND COUNTRY, l’Anglais de 81 ans nous revient donc ici plus en forme que jamais. Et pour son grand retour, il n’a pas fait les choses à moitié. Entre blagues et gags qui viennent jalonner ce parcours initiatique et des acteurs incroyablement bons, on en prend plein la vue et plein les oreilles pendant 115 minutes. Un régal !

L’histoire de Bill (le personnage principal) est a bien des égards celle de John (le réalisateur). Tous deux sont réquisitionnés par l’armée au début des années 50, au moment où la Reine Elizabeth se voit couronnée. Tous deux veulent faire du cinéma et sont jeunes, frais et très réceptifs au charme des filles, mais pas n’importe lesquelles. Et l’histoire de Bill a ce petit quelque chose que l’on ne voit qu’au cinéma, que l’on envie qu’au cinéma, que l’on assimile aux merveilles du cinéma. Sa rencontre et son amitié avec Percy y sont pour beaucoup. Visiblement à l’opposé de ce qu’est Bill, Percy est un personnage haut en couleurs, à la répartie effarante et aux actions savoureuses. Un personnage de cinéma, de comédie, et peut-être même de théâtre. A l’instar du soldat Redmond (alias Pat Shortt, L’Irlandais) dont chaque intervention est à mourir de rire, à se repasser en boucle. Car là où certains ne voient qu’un drame, j’y vois une comédie dramatique. Une excellente comédie dramatique. Les personnages sont forts, drôles, impertinents et loin des clichés. Les intrigues poussées, abouties, conclues. Même lorsqu’il dresse un portrait cynique ou juste satirique de l’armée et de l’allégeance à la couronne, John Boorman a la bonne idée de caser quelques vannes, deux ou trois éléments comiques qui permettent de relativiser son propos. Le proverbe d’Ernest Renan prend sens ici : « Les vrais vaincus de la guerre, ce sont les morts. » Et nos protagonistes n’ont rien de perdants. Ce sont des vainqueurs, des héros atypiques qui veulent mordre la vie, qui veulent en découdre.

Ironie du film, le front n’est jamais montré, seulement déploré et redouté. Et c’est tant mieux. QUEEN AND COUNTRY est à peu de choses près une emphase de la peur du front. Film de guerre, oui. Comédie romantique, aussi. Film burlesque, c’est certain. La 17e réalisation de John Boorman est innovante, mélange les genres, joue avec les codes et se dresse là, en morceau unique, polyvalent, à la fois parodique et profond. Preuve qu’avec l’âge, on y voit souvent plus clair. Que ce soit sur son temps, mais aussi sur les évènements du passé, ceux auxquels on a assistés sans y comprendre quoi que ce soit (...)

L'intégralité de notre critique de QUEEN AND COUNTRY, sur Le Blog du Cinéma

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