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Mes vies de chien - Film (2017)

Mes vies de chien - Film (2017)

Mes vies de chien - Film (2017)

Film de Lasse Hallström Aventure, comédie et drame 1 h 41 min 19 janvier 2017

Qui a dit que les animaux n'avaient pas d'âme ? Sûrement pas le petit Ethan, 8 ans, qui en 1962 s'embarque dans une aventure hors du commun en recueillant un chiot nommé Bailey.
Au fil des années, Ethan noue des liens très forts avec son chien, présent à chaque étape importante de sa vie. Jusqu'au jour où, dévasté, il doit se résoudre à laisser partir Bailey, âgé et malade.
Et si le départ de l'animal n'était en fait qu'un commencement ?
Réincarné tour à tour en berger allemand, golden retriever ou labrador, vivant des aventures palpitantes comme chien de sauvetage ou la destinée sereine d’un petit chien de compagnie, Bailey va se découvrir, existence après existence, un but : retrouver son maître Ethan coûte que coûte…

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J'y croyais pas trop à ce film, à cause de la bande annonce un peu trop mielleuse, pourtant j'avais bien aimé "Hatchi". Après, j'aime beaucoup les toutous, ça joue p'tet un peu. J'ai d'ailleurs versé quelques larmes, chose de plus en plus rare devant un film (ou même dans la vie réelle) pour moi.

Le scénario comporte ses faiblesses : avec un tel concept (la réincarnation), on ne peut que subir quelques chutes de rythme, même si l'auteur dresse un objectif principal capable de servir de fil conducteur (découvrir le but de la vie selon un chien). On a affaire à quelques courts métrages, avec un même personnages, certains sont mieux, d'autre moins. L'impact émotionnel ne fonctionne pas toujours pleinement, c'est-à-dire qu'après la première intrigue principale, il est difficile de s'impliquer aussi fort pour les suivantes, le dernier récit est d'ailleurs assez salvateur à cet égard car il répond aux attentes dressées par les spectateurs. Le scénario comporte quelques chouettes situations bien exploitées. On trouve des conflits de beaucoup d'humour, y compris pour traiter de choses un peu plus malheureuses ; c'est malin car en agissant de la sorte, l'auteur évite systématiquement de tomber dans le misérabilisme puant. Ainsi donc même les moments les plus dramatiques ne paraissent pas grossiers ni vulgaires, l'auteur n'en fait pas des caisses et la voix off vient vite rassurer le spectateur.

Au fond, ce film, c'est un peu le truc qu'on a envie de voir quand on a perdu un chien. Surtout si on a peur de la mort. Care dès lors vous vous direz que votre bon vieux toutou va recommencer une vie de chien, heureuse ou malheureuse, mais surtout provisoire et indéfiniment comme ça. Cela minimalise tout de la vie (on est bien peu de choses) mais ça rend la perte d'un être cher moins difficile. J'ai toujours pensé que les croyants sont les gens les plus heureux.

La mise en scène est efficace. Déjà, ça fait du bien de voir des animaux réels dans un film. Pourtant le découpage est assez ambitieux puisque dans certaines séquences, l'auteur traite le chien comme un personnage humain, de ce fait, le découpage le montre réagir de manière très humaine. Cela rend le film encore plus époustouflant, comme lorsqu'on voit un vrai camion se renverser dans un film. La photographie est plaisante, parfois typique avec quelques jeux d'étalonnage, n'empêche qu'on sent une bonne base, et surtout de belles compositions pour ce film très tranquille. Y a des mouvements vraiment bien foutus qui m'ont fait penser à "Evil Dead" (ça bouge très vite puisqu'on adopte la vue subjective du chien). Les acteurs font du très bon boulot, on sent que chacun est impliqué dans son rôle et prend le film au sérieux. Puis ça fait du bien de revoir Dennis Quaid dans un bon film.

Bref, voilà un film tendre et efficace ; en fait, je trouve qu'il s'agit là d'un film pour gosses (mais pas que) qui ne prend pas ses spectateurs pour des cons comme c'est le cas avec bon nombre de films de ce genre sortis récemment ("Courgette", "A monster calls", beaucoup de Pixar) et où les thèmes sont bien exploités, bien approfondis (je pourrais re-citer les mêmes exemples pour illustrer mon propos). De quoi me rappeler de bons souvenirs avec Ruben qui fut le Goldent Retriver de mon adolescence et que mes parents ont dû faire piquer en mon absence, ce qui m'a profondément attristé.

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