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Otages à Entebbe - Film (2018)

Otages à Entebbe - Film (2018)

Otages à Entebbe - Film (2018)

Film de José Padilha Drame 1 h 47 min 2 mai 2018

Une nouvelle adaptation du raid d'Entebbe, au cours duquel deux Palestiniens et deux Allemands ont pris un avion en otage et l'ont détourné vers Entebbe (Ouganda). Sur place, ils ont demandé la libération de douzaines de Palestiniens et de prisonniers pro-Palestiniens.

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Comment parvenir à suspendre notre souffle d’un bout à l’autre d’un film, à en faire un drame historique touchant quand on présente la quand même 4ème version à l’écran d’une affaire terroristo-politico-militaire internationale que tout le monde connait par cœur ? Le Brésilien José Padilha s’attèle néanmoins à sa version de la prise d’otages par des pro-palestiniens d’un avion d’Air France en 1976, de leur semaine d’attente, de violence, de tension et de négociations sur l’aéroport d’Entebbe en Ouganda sous la complicité d’Amin Dada, et de l’opération Thunderbolt, l’un des raids-éclair les plus efficaces et relativement propres de l’histoire du Mossad et de l’armée israélienne. Il se servira de la carte de l’empathie avec l’intimité de chacun pour dessiner les portraits des hommes comme de l’événement, jouant l’identification des aventures personnelles de chacun, nous laissant libre de notre compassion selon notre sensibilité. Avec des terroristes Allemands très humanisés de l’extrême-gauche d’il y a plus de 40 ans (incarnés prodigieusement, j’ai envie de dire comme d’habitude, par Rosamund Pike, et Daniel Brühl), progéniture d’un passé pourri les amenant à haïr leur pays. Des résistants Palestiniens légalement et internationalement dépouillés de leur terre et qui n’ont plus que l’alternative armée pour aimer le leur. Un Yitzhak Rabin déséquilibré entre le compromis immédiat et celui inexorable de la vision à long terme d’une situation sans issue. Un Shimon Peres implacable (excellent Eddie Marsan, une fois de plus) illustrant le pragmatisme nécessaire du sauvetage au prix d’un futur condamné à s’assombrir sans fin. Un équipage Français, victime non innocente, impuissante, cherchant à limiter les dégâts, parfaitement représenté par l’ingénieur de l’avion (énorme Denis Ménochet qui m’avait déjà scotché dans Jusqu’à la garde). Un soldat du fameux raid, tiraillé par cette place qu’il sait la sienne et ce qu’il aimerait vivre avec sa compagne loin de cette folie. Objectif atteint à mes yeux, pour ce spectacle à l’indispensable VO en anglais, hébreu, allemand, arabe et français, primant la psychologie sur la politique, tout en respectant fidèlement l’histoire, et en annonçant brillamment l’équation, enfin plutôt l’inéquation, d’un embryon de terrorisme planétaire et de la guerre en voie de mondialisation dans laquelle on baigne encore.

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