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Voyoucratie - Film (2018)

Voyoucratie - Film (2018)

Voyoucratie - Film (2018)

Film de FGKO Thriller 1 h 24 min 31 janvier 2018

À sa sortie de prison, Sam tente de se réinsérer. Très vite il est rattrapé par son passé et sombre peu à peu dans un engrenage criminel. À travers les yeux de son fils, il perçoit une lueur d'espoir...

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Pour contrer un argument lu sur SensCritique à propos de ce film : oui, c'est sûr, des films de gangsters, il y en a eu beaucoup. Et on peut même dire que toutes les cases "clichés" ont été cochées, intentionnellement ou non. Ce n'est pas faux. Mais c'est la définition même du film de genre. Après plus d'un siècle de cinéma (et plusieurs millénaires de dramaturgie...) ce n'est pas surprenant. C'est même normal. La vraie question que je me pose, quand je regarde un film, c'est de savoir quelle est l'intention du réalisateur, et de savoir si c'est réussi ou non. Voyoucratie, c'est une sorte de Strip-tease, de cinéma-réalité filmé sous le manteau, sans complaisance ni excuse, d'un sous-monde parisien dont on entend beaucoup parler, qu'on pense connaître, et qu'on ignore -- à moins d'en être. La tranche de vie d'une petite frappe détestable, lâche, violent qui se noie dans ses emmerdes parce qu'il ne voit pas d'issue, et qu'il n'en veut probablement pas. On pourra se lancer dans l'éternel questionnement sur la part de responsabilité de la société, mais la vérité c'est que là n'est pas la question. La caméra est braquée sur ce type, et ne le lâche pas. Dans les moments où il peut paraître sympa (rarement), comme dans ses pires coups d'éclat (vraiment bas). Les réalisateurs ont fait le choix de ne pas juger, c'est évident. Mais ils ont aussi, en contrepartie, eu le bon goût de tout montrer, sans équivoque, sans compromis, sans glorification. Sam, à peine sorti de taule, qui replonge aussi sec et sans remord dans ses vieilles habitudes, qui se retrouve même bien plus bas qu'il ne l'était au départ, n'est pas un héros, ni même un anti-héros. Et malgré la violence et la lâcheté de son univers, ce n'est même pas un méchant. C'est juste un homme comme il y en a plein. Et c'est là la qualité principale de ce film expérimental au croisement de la Haine et du Prophète saupoudré d'une certaine esthétique de la Nouvelle Vague : il est vrai.

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