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Le Murmure de la pivoine - Documentaire (2018)

Le Murmure de la pivoine - Documentaire (2018)

Le Murmure de la pivoine - Documentaire (2018)

Documentaire de Vincent Guilbert 1 h 05 min 30 juin 2018

Détails d’un portrait du kinbakushi Akira Naka à travers l’altérité de l’image et de la parole ; morcellement de la mémoire, fragmentation du temps, réminiscences de lieux, d’instants, de visages et de corps, lors d’un va-et-vient entre les souvenirs d’un enfant et les aspirations d’un quinquagénaire...

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Ce documentaire parle du kinbaku, le bondage en d'autres termes, et surtout d’Akira Naka, passé maître dans cet « art ». Il filme Akira chez lui, ou alors lui faisant du kinbaku. Le narrateur raconte 4 histoires qui s’entremêlent : celle de la jeunesse d’Akira, celle de l’infarctus d’Akira, celle où il parle de son métier et de sa vie actuelle, et enfin celle d’un témoignage d’une femme qui a participé à un kinbaku d’Akira. Comme on le voit, le documentaire est très centré sur la personne d’Akira, mais pas vraiment sur son « art », qu’il ne considère d’ailleurs pas comme tel.

Et c’est justement ce qui m’a déplu, parce qu’on n’en apprend pas vraiment sur le kinbaku, et finalement le tout reste très flou. Mais justement, vu que le kinbaku c’est la passion d’Akira, il aurait dû en parler plus, montrer réellement ce que s’est, pourquoi aime-t-il tant ça ? Au début, Akira dit qu’il y a une recherche esthétique derrière, mais il n’en parle finalement jamais dans le documentaire. Et beaucoup de questions sur cet « art » ne trouvent pas de réponse : - Qui sont ces femmes qui acceptent de devenir « l’esclave » d’Akira ? Elles sont pauvres, riches ? Triste, heureuse ? Qu’est-ce que ça représente pour elle ? Elles sont payées ? Et où les trouve-t-il ? Comment il les fait accepter de se soumettre ? Pourquoi elles font ça ? Pour moi ces femmes restent le plus grand problème du doc, on ne sait strictement rien d’elles, il ne montre rien, le réalisateur ne s’intéresse pas à elles. On ne comprend donc pas le rapport entre Akira et ces femmes, qui doit pourtant être une grande partie de sa vie.

Le pire, c’est que tout tourne autour du kinbaku pour Akira, mais alors pourquoi à aucun moment dans le film on ne voit ce que c’est ? Il ne montre à chaque fois que le tout tout début, et la toute fin, jamais ce qui se passe pendant la séance, or c’est à ce moment qu’Akira dit ne faire plus qu’un avec lui-même, qu’il est en transe, il vit pour ces moments-là, c’est là tout son art... Mais non, le réalisateur se borne à ne filmer que le début et la fin, en montrant 4 fois la même chose, mais avec des femmes différentes, sans que ça ne rajoute rien… On a l’impression de rater l’essentiel. On ne voit d'ailleurs jamais sa femme et son fils... Le réalisateur aurait dû regarder « Il n’y a pas de rapport sexuel » de Raphaël Sibonipour, pour en prendre de la graine.

Reste que c’est intéressant de voir cet Akira, mais bon… ça ne va pas bien loin non plus…

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