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Signes particuliers : Néant - Film (1962)

Signes particuliers : Néant - Film (1962)

Signes particuliers : Néant - Film (1962)

Film de Jerzy Skolimowski Drame 1 h 16 min 18 novembre 1965

Premier long métrage de Jerzy Skolimowski, à peine âgé de 26 ans, à la fois devant et derrière la caméra. Quand l’impétuosité de la jeunesse s’acoquine au système D. D’ailleurs, le matériel et la pellicule sont « empruntés » sans réelle autorisation. Le cinéaste contrebandier filme donc les errances du jeune Andrzej (alter ego du cinéaste) quelques heures avant son départ pour le service militaire. La fin de l’adolescence et le début de la vie d’adulte électrifiés par une savante utilisation du plan séquence. Une toute première fois fougueuse, romantique et inventive.

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Cet bref opus de Skolimowski ne nage pas en eau trouble, est le premier petit ruisseau qui fera le fleuve. Il l’a écrit et filmé dans les années 60, dans des conditions difficiles. Bouts de pellicules assemblées, à l’école de cinéma de Lodz, ainsi réputée pour sa singularité et son esprit libre, au sein du bourbier post stalinien. Le film rarement diffusé, mais remarqué dans certains festivals, sera considéré comme un représentant du nouveau cinéma Polonais, tout en restant OVNI dans son propre pays.

Ce métrage noir et blanc, plus noir que blanc, suit avec vélocité dans les plans, l’errance d’Andrzej Leszczyc que le cinéaste choisit d’incarner parce que tellement lui-même... Défilent ainsi le tourtereau désabusé dans un couple déjà compassé, le potache nonchalant, recalé de l’université d’ichtyologie (c'est peu dire!), avec l’armée comme seul avenir, ou pas. Surgissent de nulle part, diverses rencontres, des jeunes femmes se déshabillant à sa fenêtre, ce voisin éclopé des années 45, bouffon ou fantôme convoquant l’absurde de cette guerre si proche, à ce moment. Le film alterne de longs plans séquence d’intérieur clair obscur ou d'extérieur en contre jour ou des saynètes facétieuses ou intimes. L'ensemble brouillon mais ironique, rappelle la nouvelle vague, le cinéma Italien, laisse place à un univers intemporel qui préfigurera la suite : quête existentielle et décalage burlesque ou désespéré, où émergent quelques exceptions d’époque (l’épure des sombres appartements, la corde à sauter dans les cours intérieures, l'embarque sur l'arrière du tram, la reluque des femmes selon la taille du sous-tif’, longtemps avant le féminisme ect)….

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