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Les Héros ne meurent jamais - Film (2020)

Les Héros ne meurent jamais - Film (2020)

Les Héros ne meurent jamais - Film (2020)

Film de Aude-Léa Rapin Drame 1 h 25 min 30 septembre 2020

Dans une rue de Paris, un clochard croit reconnaitre en Joachim un soldat mort en Bosnie le 21 août 1983. Or, Joachim est né le 21 août 1983. Troublé par la possibilité d’être la réincarnation de cet homme, il décide de partir pour Sarajevo avec ses amies Alice et Virginie. Dans ce pays hanté par les fantômes de la guerre, ils se lancent corps et âme sur les traces de la vie antérieure de Joachim.

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« Le Héros ne meurent jamais » , c'est tout d'abord l'histoire d'une bande de potes qui décident de se rendre en Bosnie, car l'un d'eux croit être… l'objet d'une réincarnation !

En tête d'affiche, nous retrouvons avec plaisir une Adèle Haenel en pleine forme, après « Portrait de la Jeune Fille en Feu », cette dernière continue d'être toujours une muse pour la caméra qui la filme. Bien que cette fois-ci, elle n'habite pas totalement le rôle de personnage principal.

Le personnage principal, Joachim (Jonathan Couzinié), - à qui elle donne la réplique -, croit donc être la réincarnation d'un ancien soldat de guerre Bosnien prénommé Zoran. Tout juste après qu'un homme dans la rue l'ait interpellé, et ait prétendu l'avoir reconnu.

D'ordinaire, imaginez-vous une personne qui vous reconnaît dans la rue, vous appellant par un autre prénom que le votre… il serait bien étrange de se prêter au jeu, et d'y croire ! Ce n'est pourtant pas le cas de Joachim, qui perturbé par cette altercation, fait tout pour comprendre qui il était dans une vie antérieure.

Si le film commence par cette bizarrerie, sur un ton plutôt amusant, il n'en est rien par la suite. Les deux thèmes principaux du long-métrage sont ceux du deuil et de la mémoire de guerre.

À travers la Bosnie, lieu endeuillé, les personnages sillonnent les terres, en quête de réponses. La caméra se fait complice, et nous inclut directement dans l'histoire. En effet, nous sommes un personnage dans le film. Par l'oeil aiguisé de celle-ci, nous suivons tout le déroulé du film. Les autres personnages s'adressent à nous, nous appelant «Paul». Paul ne parle jamais, ni ne se montre jamais. Il filme, et c'est par son biais, que nous voyons tout.

Les plans se resserrent sans cesse sur les visages des protagonistes principaux, nous mettant au plus près de leurs émotions, lorsque les larmes menacent de couler.

Plus qu'une quête de vie antérieure, on comprends peu à peu qu'en réalité, Joachim cherche à échapper à sa condition d'homme mortel. Rêvant d'un cycle de vie éternelle, et d'une fin qui en soi, n'existerait pas vraiment.

Si les terrains abordés sont intéressants et sensibles, le film se perd malheureusement grandement en chemin, mélangeant trop de procédés différents. Les personnages et leurs quête en deviennent abstraits.

Et la conclusion à cette quête ne sera donc, jamais pleinement aboutie. Se terminant sur un visuel photographique de type reportage. On contemple l'horizon, on marche, on ne sait pas où on va. On ne sait plus s'il s'agit d'un documentaire, d'un drame, d'une expérimentation ? Peut-être, est-ce un peu des trois.

Saluons quand même la belle prestation des deux vedettes Adèle Haenel et Jonathan Couzinié, qui savent jongler d'une émotion à l'autre, avec une grande souplesse. Leur relation n'est hélas pas suffisamment approfondie non plus, malgré un lien profond qui semble lié entre eux les deux êtres.

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