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Summer Wars - Long-métrage d'animation (2009)

Summer Wars - Long-métrage d'animation (2009)

Summer Wars - Long-métrage d'animation (2009)

Long-métrage d'animation de Mamoru Hosoda Animation, aventure, comédie 1 h 54 min 1 août 2009

Kenji effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. Un virus attaque OZ, déclenchant des catastrophes au niveau planétaire.

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En lisant quelques critiques par-ci par-là, je me suis rendu compte que ce film a été, au mieux, accepté avec réserves, voire même rejeté avec déception. ben moi, je l'ai bien aimé. J'ai passé 1h50 passionnantes, où j'ai vu s'alterner humour, émotions, suspense, action, etc. L'action est assez compliquée à résumer. Elle part dans deux directions. D'abord une intrigue "familiale" : un lycée, Kenji, genre geek et super calé en maths, est invité par la plus belle fille du lycée, Natsuki, à passer un week end dans sa famille. Officiellement, il doit l'aider à organiser l'anniversaire de la grand-mère, qui atteint ses 90 ans. Mais en arrivant là haut, dans le magnifique domaine familial, il se rend compte qu'il doit se faire passer pour le petit ami parfait ! Vient ensuite une intrigue "action". Le monde décrit par Summer Wars est entièrement connecté à un gigantesque réseau informatique, Oz. Depuis Oz, on peut tout faire : bien sûr discuter et s'amuser, mais aussi acheter des choses et même commander différentes fonctions. En fait, tout se fait depuis Oz : on gère les matières premières, on organise la signalisation des villes, on dirige les appels d'urgence vers les pompiers ou la police, etc. Or, un jour, une IA appelée Love Machine réussit à pirater Oz et en prend possession. Love Machine parvient alors à créer un désordre mondial.

Les deux intrigues sont mêlées l'une à l'autre, en alternance. Et ce double aspect est une des forces du film : Hosoda réussit à passer de la première à la seconde de façon souple, et trouve ainsi le rythme idéal. De plus, ces deux intrigues permettent d'aborder les deux aspects du Japon : d'abord le Japon traditionnel, avec ses clans, le respect familial, le culte des ancêtres, etc. L'oncle qui ne cesse de raconter l'histoire des exploits ancestraux de la famille, la grand-mère qui fait jouer toutes ses relation et son influence, la nécessité d'une unité familiale... Les valeurs traditionnelles sont respectées et honorées dans ce film. Et l'intelligence d'Hosoda, c'est de ne pas opposer Japon traditionnel et Japon moderne. Car Oz, c'est la modernité. Téléphones portables, IA, ordinateurs surpuissants, avatars informatiques, code pour craquer le réseau, le film est, bien entendu, rempli de cette image de modernité, d'un Japon en pointe de l'informatique. Ce qui non seulement ne contredit pas l'aspect traditionnel, mais vient le compléter. Chaque aspect du Japon a besoin de l'autre. Les traditions familiales permettent de faire face aux difficultés informatiques, et l'informatique permet de mieux unir la famille. Le Japon de Hosoda n'est donc pas une opposition entre tradition et modernité, mais une complémentarité.

Que rajouter d'autres ? Beaucoup d'humour dans la partie familiale, des énigmes et du suspense dans la partie informatique... Les paysages sont magnifiques, par contre les graphismes des personnages ne sont pas très beaux. N'empêche, j'ai passé un excellent moment dans ce film et je vais, sous peu, me jeter sur La Traversée du temps, que j'ai en réserve depuis un bon moment maintenant.

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