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Never Back Down 2: The Beatdown - Film (2011)

Never Back Down 2: The Beatdown - Film (2011)

Never Back Down 2: The Beatdown - Film (2011)

Film de Michael Jai White Action et arts martiaux 1 h 35 min 8 avril 2011

Zack, Tim, Justin et Mike viennent de différents milieux, mais ils partagent la même passion : l'ultimate fighting. Chacun possédant son propre style, ils sont entraînés par Case, un ex-grand champion d'UFC en manque de chance. Ils vont tous les quatre se lancer dans le Beatdown, un tournoi où les meilleurs s'affrontent.

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Les teenagers américains sont à bonne école pour devenir des caricatures ambulantes. Les adolescentes ont pour elles les romances sucrées les entretenant dans le mythe du prince charmant et les adolescents ont pour eux les teen-tatanes, où des molosses de 32 ans sensés en avoir 18 jouent à qui a la plus grosse.

Never back down 2, sous ses banales et inoffensives allures d'énième film d'action pour jeune décérébré bouillant d'hormones, vaut le détour, car il détonne par un cocktail idéologique des plus savoureux, qui enivrera les plus masochistes des navet-vores.

Ce film, c'est un mode d'emploi, celui de la conquête sexuelle virile pour les Nuls, c'est-à-dire le public cible ; les jeunes puceaux frustrés. Tout le machisme du film s'illustre bien par le parcours de ses héros :

On a tout d'abord le beau gosse central, Mike, un ado qui n'adresse plus la parole à son père, que sa mère vient de quitter parce qu'il est gay.

Scottie est un geek vendeur dans un magasin de comics. Méprisé par les filles et tatané par les délinquants du coin, il décide de devenir un homme, un vrai. Il apprend les arts martiaux, rase sa tignasse de hippie et se hisse au sommet de la hiérarchie phallique avant de basculer du côté obscur.

Zack doit arrêter la boxe suite à des problèmes de santé. Mais cela signifie également diminuer considérablement sa valeur sur le marché de la prédation sexuelle : ce dilemme le plonge dans un profond désarroi.

Tout ce beau monde se frite la tronche toutes les 15 minutes. La fraternité chevaleresque c'est dépassé : dans ce film, nos camarades veulent tous se mettre sur le pif : à chaque insulte, une tarte dans la gueule : et ça chambre pas mal. Pour convaincre un entraineur de les coacher, nos jeunes combattants mettent leurs zboubs sur la table en gueulant « Ain't no bitch, man ».

Et les filles dans tout ça ? De la viande à disposition, qui parle peu mais embrasse et fornique sur simple commande (au casting, on remarquera Jeanine Hill, qui incarne avec conviction « Lift Up Shirt Babe » et Bliss Kelley, convaincante dans son rôle de « Hot Chick »). Les quelques-unes qu'on entend parler sont des pouffiasses qui pensent que la bagarre c'est super cool et que les lutteurs, c'est où ils veulent, quand ils veulent (sic). Mais pour sauver le genre, on a tout de même droit à la traditionnelle petite amie, future maman, fidèle comme Lassie, docile comme Adrienne, qui attend patiemment son bisou près du ring.

Le premier opus fait vraiment figure de conte de fée humaniste et juvénile en comparaison de cette farce virile et fascistoïde. Never back down 2 est en effet une bizarrerie idéologique ; le film est un composé batard de culture de consommation américaine (on est beau, bien fringués, on vit dans l'hédonisme et l'hypersexualisation), de culte fasciste de la violence et de la supériorité physique (rigueur, brutalité, exaltation de la violence, culte du corps et de la force) et de culture délinquante et rebelle (rébellion face à la police, vols).

Bref, sous ses allures anodines, Never back down 2 est l'un des films les plus immoraux et pousse au crime réalisés ces dernières années pour le jeune public (je n'ose imaginer les plus de 25 ans regarder ce truc sérieusement). Un chef d'œuvre de nullité à recommander à tous les amateurs de mauvais gout.

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