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Hellraiser : Revelations - Film (2011)

Hellraiser : Revelations - Film (2011)

Hellraiser : Revelations - Film (2011)

Film de Víctor García Épouvante-Horreur 1 h 15 min 18 mars 2011

Nico, un adolescent qui explore le Mexique avec son ami Steven, se retrouve malencontreusement avec une boîte maléfique. Celle-ci va réveiller les cénobites et lui faire connaître les souffrances de l'enfer. Sa famille est à sa recherche et, après le retour de Steven, ils commencent à se demander si leurs fils est encore vivant. Peu après, ils découvriront le terrible secret du voyage au Mexique. Pinhead, accompagné du mystérieux pseudo-Pinhead, vont apparaître pour leur faire connaître la souffrance éternelle.

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La saga Originale de Hellraiser étant maintenant clôturer il va falloir créer un nouvel arc pour revoir nos très chers cénobites adorés. Chose qui a été faite ici, en effet on suit la résolution d'un dilemme appliquant, vous vous en serez doutez, une boîte Lemarchand, par deux jeunes gens en quête de plaisir.

je choisirais ici de parler du scénario avant tout, car n'étant en rien une nouvelle pierre à l'édifice de Barker il est important de préciser pourquoi ce Hellraiser est au dessus de Hellraiser 5, 6, 7 et 8 alors qu'il nous parle d'une histoire similaire au 1 sans la saveur qui entourait ses personnages.

Comme je l'ai dit, le scénario suit deux adolescents qui cette fois ne sont pas rentrés de leur exploration ludique et de débauche qui s'est effectué au Mexique avec de la drogue, des putes, de l'alcool et une boîte Lemarchand. Sauf que durant leur périple les deux personnages ont filmé leurs aventures à la "Very Bad Trip" et je trouve ça tout à fait génial. Il est clair que nous n'aurions jamais pu supporter une fois de plus devoir subir le même scénario d'une pauvre âme qui, pervertie par le vice tente d'ouvrir la boîte avant de se rendre compte que ses vices sont tristement communs. Ici nous avons un choix très original qui est celui de suivre des personnages liés aux protagonistes, (qui du coup ne sont plus les protagonistes) et de voir à travers ce drame comment chacun arrive à gérer la peine, le stress, le regret et le chagrin devant le deuil de leur prétendus disparus enfants.

C'est brillant tout simplement parce que ça permet de faire entrer la souffrance (point essentiel de Hellraiser) à un autre degrés de compréhension: la souffrance morale et mentale. Le diner est par exemple un bel exemple de psychose devant la dépression de la mère aimante ou encore les accès de colère du père du petit ami décédé

(oui par contre il y a un gros défaut avec ce film c'est qu'à l'inverse des autres Hellraiser il est assez confus de se rappeler de tous les noms des personnages, pour ma part je les ais toujours considéré comme leurs rôle et je pense que c'est même mieux car cela permet d'ajouter une proximité entre eux et nous) pour faire court tout à chacun rongé par ce drame fait son possible pour tenter d'oublier tout ça, et c'est très intéressant de voir comment les personnages évoluent dans un huit clos comme celui ci, tout simplement car les évènements et leurs réactions sont très biens écrits. Le cas le plus frappant reste la façons dont chacun gère le tremblement de terre, mais on a un moment précis du film l'opportunité de voir l'évolution de tous les personnages et ce dès l'arrivé d'une nouvelle pièce sur l'échiquier

Le retour du meilleur ami du copain de l'héroïne (à moins que ce soit son frère mais peu importe) permet de voir comment tout à chacun gère la souffrance accumulée à son paroxysme

On se souviendra du père de la victime qui pique une énorme crise de colère, des questions incessantes des autres adultes ou encore et peut être le mieux écrit: la relation lié plaisir sexuel qui se crée avec l'héroïne pour palier à sa souffrance et à la fatigue du nouveau personnage.

Je trouve ça très Barkerien (tout le monde aime le néologisme) puisque c'est peut être je pense la souffrance qui leur permet (déjà clairement) de céder à leurs passions et à leurs vices mais aussi c'est grâce à celle ci qu'ils apprécient autant la chair et le coté sexuel interdit... ce qui prouve que le théorème: plaisir décuplé car souffrance accepté est un théorème véridique et concret dans l'univers d'Hellraiser.

De ce fait ce nouveau personnage et tout cet acte 2 est un pur plaisir lorsqu'on se plonge dans les règles de l'ordre cénobite, ce qui passe d'une très bonne manière le flambeau.

mais ce n'est pas tout puisque la joyeuse compagnie se fera malmenée à de diverses reprise, lorsque l'un des fils d'Orco (les gardiens aux criquets des boîtes) viendra leur rendre visite, finalement vous aurez compris là où je veux en venir, Hellraiser arrive à écrire des personnages dignes de ce nom avec une véritable psychologie.

enfin on apprend que le réfugié n'est autre que le copain de notre héroïne qui est devenu un écorché et qui a choisi de se venger de la routine imposée par sa famille ennuyante. Ce qui justifie totalement ses actions et est très similaire au cas de Franck du premier Hellraiser, tous les flashback au sujet de l'épopée des deux jeunes est d'ailleurs très bien écrits.

la Fin est un jugement impartial et dignes des adeptes de Léviathan, je trouve que c'est peut être la fin la plus cohérente d'un Hellraiser, très certainement.

il me faut donc parler de la forme chose que je n'ai pour le moment pas évoqué, tout simplement car ce que j'ai à dire est assez partagé. Tout d'abord le montage et l'images sont supers puisqu'on ressent l'enfermement des personnages et leur détresse, sur ce point là rien à dire. On notera qu'enfin nous avons les progrès technologiques nécessaires pour faire des effets spéciaux plus que crédibles et une lumière très tamisée et très réaliste qui est du plus bel effet.

Cependant l'absence de musique, bien qu'elle participe à l'effet de claustrophobie, est inacceptable, on attends d'un bon remake une bonne OST surtout pour une franchise comme celle ci, ce qui est très décevant. De plus une chose impie à été fait lors du casting puisque Pinhead... n'est plus joué par Pinhead, alors oui ça lui ressemble, oui il joue bien, oui ses répliques sont parfaites, mais ce n'est pas Pinhead et ça se voit parce que ça fait Huit Films que l'on voit Doug Bradley et que là c'est juste un chauve avec un trop gros menton...

Pour finir je dirai que la continuation est très bien assurée, et que les promesses ont enfin été tenues. Bien que le film ait des longueurs je le recommande aux connaisseurs, alors les cinéastes sans connaissances pourront (à juste titre) le trouver réservé à une élite capable de l’apprécier. Et c'est d'ailleurs le principal et dernier reproche que je lui ferait: il n'a aucune ambition ! Même malgré ces conditions si vous connaissez Hellraiser cela reste un bon film et un Bon Hellraiser.

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