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Messi - The movie - Documentaire (2014)

Messi - The movie - Documentaire (2014)

Messi - The movie - Documentaire (2014)

Documentaire de Àlex de la Iglesia Biopic et sport 1 h 33 min 11 octobre 2014

This is no ordinary biopic. This is no ordinary man.

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(Ça risque d’être très long et très chiant si tu n’aimes pas Messi et/ou le foot)

Leo, très cher Leo, Je n’aurai jamais la chance de te rencontrer. Non que tu sois un intouchable. N’importe quel clampin, le dernier des malpropres, le plus rude des impolis peut t’aborder, te toucher, prendre un selfie à tes côtés, sans même te demander la permission. Tu laisses faire. Stoïque et impassible. Certes tu ne lui souris pas souvent, à ce glandu, la faute à une grande timidité, une réserve quasi maladive, mais tu ne l’envoies jamais bouler. Alors il se permet. Il t’apostrophe, te tape dans le dos, et te mitraille sous toutes les coutures. Ou presque. Le veinard.

Mais moi, je ne te rencontrerai jamais, disais-je. Pourtant, par deux fois (à ce jour), j’ai enquillé les kilomètres et vu défiler l’asphalte, départ Rabat, direction Barcelone, pour te voir, en vrai, de mes yeux. Me rendre compte, par moi-même, que les medias ne retouchent pas les images, qu’aucun malhonnête montage ne vient nous vendre une idole en placoplatre. Que tu es véritablement, en live, ce que tu es sur mon écran. Un génie. Une légende vivante. Un Dieu.

Te voir en chair et en os, pénétrer sur le vert tapis du Camp Nou a été une des émotions les plus incroyables de ma vie. J’ai pleuré, Leo, comme un gosse qui déballe sa Xbox un matin de 25 décembre. Mais pas en mode groupie, ce que je peux et sais être. Non. Toi je te respecte et t’admire, comme un héros, parfois même super héros, et c’est bien pour cette raison que je sais que je ne te rencontrerai jamais. Je serais tétanisée de peur, incapable d’aligner deux syllabes. Et pourtant Dieu sait que j’ai une grande gueule et que je m’en sers d’ordinaire. Mais face à toi, je ne serais rien qu’une loque tremblante. On pourra bien penser qu’à mon âge, c’est pathétique, mais comme je m'en cogne de ce qu’on pense ...

Je m’en cogne parce que je fais partie des chanceux qui savent, ont pigé, ont vu qui tu es et ce que tu es. Un homme pas comme les autres. Un vendeur de rêves. Un bâtisseur de légendes. La nuit dernière, j’ai dit à Morphée qu’il pouvait aller bercer une autre donzelle et j’ai veillé. Ta nation, celle pour laquelle tu as choisi de jouer, alors même qu’on te proposait, adolescent et déjà prodige, de prendre la nationalité espagnole, était en grand danger, menacée de ne pas disputer la coupe du monde 2018. Une coupe du monde sans l’Argentine, en soi, je m’en fous. Mais une coupe du monde sans Leo Messi ? Et pourquoi pas un Big Mac sans viande hachée ? Une hérésie. Oui, j’ai veillé, tremblé, hurlé, insulté. Une minute à peine de jeu et ton pays est éliminé. Et puis : la Sainte Trinité. En mode Atlas, tu as soulevé la sélection à bout de bras et tu as claqué le triplé. 3 buts pour envoyer tout un peuple en Russie en juin 2018. Sans toi, point de salut. Les supporters de l’Albiceleste le savent. Au bord de l’hystérie, ils s’enflamment et scandent ton nom.

C’est à ce moment précis qu’une immense et profonde tristesse m’a envahie. Ceux qui t’adulent, et pourraient t’embrasser les pieds sont les mêmes qui, depuis quelques années, à de régulières occasions, t’humilient et te rabaissent plus bas que terre, t’accusant de ne pas mouiller le maillot, de ne pas donner à l’Argentine ce que tu offres à Barcelone. D’être un loser, sans charisme, sans personnalité, incapable de transcender ses partenaires et d’offrir un trophée à son pays alors même que tu as participé à 3 finales d’affilée. 3 finales consécutives, Leo. 2 Copa America et une Coupe du Monde.

Seulement, ont-ils constaté que sans toi, l’Argentine ne les aurait jamais disputées, ces 3 finales ? Voient-ils qu’il t’arrive parfois (souvent) de jouer avec des coéquipiers plus proche du plot que du compétiteur de haut niveau (et je ne vise pas Higuain, cible bien trop facile) ? Comprennent–ils que lorsque tu joues en retrait, selon la volonté du sélectionneur du moment, et que tu dois récupérer le ballon dans ta moitié de terrain pour la remonter, tu ne peux pas être au four et au moulin ? Regardent-ils seulement les matchs pour pouvoir la ramener sur Twitter ou Facebook, fiers comme Artaban de balancer des propos si stupides que même Hanouna les renierait ? Note que ça n’est pas une surprise : le con est aux réseaux sociaux ce que Felipe VI est à l’Espagne. Le Roi. Le con t’interdit d’être humain, d’avoir des moments de faiblesse, de faillir.

Et tes compatriotes ? Constamment sous le feu nourri des critiques et cible de tirs croisés de la part du public et des medias, ils te comparent, sans cesse, à l’Idole Maradona et te collent une pression dont tu te passerais bien. S’il est vrai qu’à Barcelone, tu es un astre, un joyau, c’est parce que là-bas, ils te comprennent et savent te mettre dans les meilleures conditions pour briller. L’équipe est construite autour de toi. Tu as ton mot à dire sur les recrutements, sur l’entraîneur, sur la tactique. Y’a franchement que les imbéciles pour être choqués par ça. On forme l’équipe autour de toi, pour toi. Avec les résultats que l’on connait. En Argentine, on change de sélectionneurs aussi souvent que Ronaldo de marque de gel, avec les différences tactiques que ça entraîne, on te bride, on t’impose des marques. Sont cons, ces argentins. Pourtant, tel un animal sauvage qui aurait passé sa vie entière en captivité, quelques minutes de liberté et tu cours, tu virevoltes, épanoui et heureux. Et un Messi heureux, c’est un peuple ravi et toute la planète foot en joie. Tu sais ce que je pense, Leo ? La sélection argentine ne te mérite pas. Pas plus que la nation argentine. Tu aurais dû la prendre, cette nationalité espagnole. Aujourd’hui, tu serais champion du monde, champion d’Europe et même les cons seraient obligés de la fermer.

Je m’attends à un grand nombre de dislikes. De supporters portugais, peut-être. Ou de madrilènes, possiblement. Ou encore de membres qui pensent qu’un texte sur le foot n’a pas sa place sur un site comme Sens Critique. C’est parce qu’ils ne savent et ne comprennent pas que tu es plus qu’un sportif. Tu es un artiste. Leo Messi balle au pied, c’est de la poésie. Ta vitesse de course, tes touches de balle, tes dribbles, c’est de la littérature. Tes petits ponts, tes lobs, tes caresses au filet, c’est une symphonie. Qu'ils viennent me dire que ce but ou ces passes au millimètre, ça n'est pas de l'art, pour voir. Mais qu’ils dislikent donc et montrent qu’ils ne m’aiment pas. Je ne les en blâmerai pas, je ne les aime pas non plus.

Moi, c’est toi que j’aime, Leo. Et fort heureusement, je suis loin d’être la seule.

Leo Messi ne doit pas une coupe du monde à l'Argentine. Le football doit une coupe du monde à Leo Messi. Jorge Sampaoli, Sélectionneur de merde – Homme lucide.

Nota : pour ce qui est du documentaire (oui, quand même), il sera intéressant pour ceux qui aiment Leo et ne se lassent pas d’entendre des stars chanter ses louanges. Un film à sa gloire, qui pourra vous en apprendre sur sa vie, si vous n’en connaissez rien.

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